Les membres du camp dreyfusard et leurs actions

           Le camp dreyfusard, principalement de gauche est composé d’officiers, d’hommes politiques, de journalistes ainsi que de magistrats et d’avocats. Leur rôle dans l’affaire Dreyfus est de prouver l’innoncence du capitaine Dreyfus. Ils veulent que le jugement de 1894 soit interrompu.

           Le groupe dreyfusard est majoritairement composé de journalistes et d’intellectuels. On les qualifira d'"intellectuels" à partir de janvier 1898, selon le terme de Clémenceau qui se félicite que des scientifiques, des artistes et des universitaires aient signé une pétition en faveur de la révision du procès Dreyfus. Emile Zola est l'un des membres majeurs des Dreyfusards, il s'est investi tout particulièrement grâce à une lettre ouverte au président de la République dans L'Aurore sous le titre de "J'accuse...!", le 13 janvier 1898. Dans ce texte, le célèbre écrivain dénonce les manigances qui concernent le procès du capitaine Alfred Dreyfus, et l'acquittement par le conseil de guerre, trois jours plus tôt, du capitaine Esterhazy, le vrai coupable. De plus, Léon Blum, critique littéraire, impliqué également dans cette affaire puisqu'il a aidé Zola en lui rendant des comptes anonymement. Néanmoins, Emile Zola et Léon Blum, n'étaient pas les seuls membres à être mobilisés dans cette affaire. D'autres individus sont au cœur de la mobilisation, Lucien Herr, bibliothécaire de l'École normale supérieure ; Gabriel Monod, fondateur de la Revue Historique ainsi qu'Emile Duclaux, directeur de l'Institut Pasteur. La presse développe l'affaire Dreyfus comme étant une affaire d'opinion publique ce que souhaite le capitaine, et son frère Mathieu en fera de la sorte.

        Cependant, les hommes de lettres n'étaient pas les seuls à être impliqué dans cette affaire, de nombreux hommes politiques se sont mobilisés pour le captinaine Dreyfus comme Georges Clémenceau étant qualifié comme étant l'un des piliers du combat dreyfusard. Il était l'éditorialiste de L'Aurore et il c'est lui qui trouva le titre "J'accuse… !" pour la lettre de Zola au président de la République. Mais mis à part Le Figaro et L'Aurore, les politiques ne peuvent pas vraiment compter sur la presse. Avec Georges Clémenceau, Jean Jaurès et Joseph Reinach font partis des hommes politiques les plus engagés dans cette affaire. Jean Jaurès, lui, devient dreyfusard à partir de 1897. Selon lui, Dreyfus aurait été arrêté pour des questions de race et de religion. Quant à Joseph Reinach il rédigea de nombreux articles dans lesquels il montra l'importance de l'antisémitisme dans l'Affaire. D'autres hommes politiques se sont impliqués dans cette affaire tels que Emile Loubet, Francis Dehault de Pressensé, Auguste Sheurer Kestner, Ludovic Trarieux ou encore Pierre Waldeck Rousseau.

Georges Clémenceau   

         De plus, Des magistrats ainsi que des avocats se sont mêlés à cette affaire. Malgrè le nombre inférieur aux autres catégories impliquées dans l'Affaire, leur rôle était tout aussi important. Edgar Demange, lui était l'avocat du capitaine Dreyfus lors de sa condamnation, il l'a donc défendu lors de son procès, ce qui prouve son implication totale et son soutien pour Dreyfus. D'autres avocats ont suivit l'affaire Dreyfus de près tel que Fernand Labori ou bien Henry Mornard. Ainsi des hommes juridiques se sont également opposés aux idées présentés pour Dreyfus.

         Pour finir, une autre catégorie d'hommes se sont engagés : les officiers. Ferdinand Forzinetti était le commandant d'une prison militaire et il a été le premier homme à être convaincu de l'innocence de Dreyfus. Quant à Antoine Louis Targe, un enquêteur au nom du ministre avant la seconde révison du procès Dreyfus, a tenu à la disposition de la Cour de cassation les documents concernant l'affaire Dreyfus durant toute l'année 1905. Puis Georges Picquart, un chef du service secret militaire français, est devenu dreyfusard après avoir identifié Esterhazy comme auteur du bordereau.

Ferdinand Forzinetti

        Ainsi, chaque homme, malgrè leur différent statut se sont impliqués pleinement dans l'Affaire, ils se sont mis du côté d'Alfred Dreyfus et l'ont défendu durant ces 12 années de combat sans émettre aucun doute sur l'innocence du capitaine. Les Dreyfusards ont donc eu un rôle majeur dans cet évènement   et certains d'entre eux ont marqué le court de l'histoire.

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