Juifs

L'antisémitisme pendant l'Affaire

 

           L’antisémitisme est un mot inventé au cours du 19ème siècle qui désigne un racisme dirigé contre les juifs. L’antisémitisme sera vraiment véhiculé dans la société sous l’impulsion d’Edouard Drumont, un nationaliste. Ce phénomène ne naît donc pas en France avec l’Affaire Dreyfus, il ne fait que l‘affermir. Pourtant, au début l’opinion publique ne soutient ni Dreyfus, ni les antisémites. Mais, certains Français sont très vite gagnés par une sorte de rage. Chacun prend donc rapidement parti.

Pour la presse antisémite, lorsque Alfred Dreyfus, seul juif de l’Etat-major Français, est accusé, c’est la preuve que les Juifs en général sont des traitres. Dès lors que le capitaine est arrêté, plusieurs Journal se déchaine et ne font qu’exacerber l’antisémitisme. La presse antidreyfusarde n‘a d’ailleurs pour grand thème que l‘antisémitisme et le nationalisme; dénonçant le danger allemand et critiquant le respect de l'ordre et de l'Armée. Le Journal de l'Aveyron, par exemple, dénonce une soit disant machination des dreyfusards et écrit: « Les Juifs en sortiront écrasés, anéantis, voués pour des siècles à l'exécration de tous les Français et traqués comme des bêtes fauves ». Ce sont d’ailleurs sur des discours similaire que porte les brochures, chansons et autres.

Il existait même de 1896 à 1902  L'anti-Juifs, célèbre journal dirigé par Jules Guérin. Cependant, le journal antisémite le plus lu se révèle être La libre paroleD’abord parce que c’est lui qui annonce le 29 Octobre 1894, l’arrestation du capitaine, mais surtout parce qu’il a été fondée par l’un des plus célèbre antisémite, Edouard Drumont. 

Première page du journal "La Libre parole"

Au départ, Edouard Drumont est un célèbre Journaliste obscur qui publia en 1886 La France Juif, un véritable succès, puis très vite il est considéré comme le prophète de l’antisémitisme. Il fonda par ailleurs quelques temps avant l'affaire Dreyfus, en 1889, la ligue antisémitique, très populaire forte de 10000 adhérents. qui rassembla en 1896 des commerçants, par exemple, qui clamèrent: "N'achetez rien aux Juifs !"
De la publication de La France Juif au déclenchement de l’Affaire, il tente de séduire ceux dont les idées politique reste éloignées de toutes formes d‘extrémisme: les catholiques antilibéraux et une parti de l’extrême gauche radicale et des socialistes. Toutefois, il dresse contre lui les socialistes et l’ensemble de la gauche républicaine.

Edouard Drumont

Durant l’Affaire, l’antisémitisme intègre un système de valeur bien identifiable mais démontre en même temps que l’antisémitisme est incapable d’exister comme une force politique autonome. Cependant, l’antisémitisme de Drumont est peu représenté à la Chambre des députés, malgré qu’avec l’Affaire, le nombres de députés antisémites augmente. Majoritairement de droite, il siègent à divers endroits de l’Assemblée. Parmi ces députés ont peu trouvé plusieurs boulangistes comme Maurice Barrès ou encore Francis Laur, membre de la Ligue antisémitique. Avec le développement de l‘affaire Dreyfus, l’antisémitisme passe définitivement à droite.

On pouvait entendre des paroles antisémites partout en France tel que: "A mort les Juifs, a mort les Juifs il faut les pendre sans plus attendre par le pif". Ils disaient aussi: " Il faut interdire aux Juifs l'accès de toutes les fonctions publiques"

De nos jours, l'antisémitisme est moins fréquent mais toujours présent.

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